La Foulée du Festayre, Biarritz → Bayonne. Quinze ans à la courir en valide. Cette année, pour la première fois, je l'ai roulée en fauteuil.
15 juillet 2026
La Foulée du Festayre, c'est une course que j'ai courue pendant quinze ans, chaque année, quand j'étais encore valide. Un aller de Biarritz à Bayonne, en plein cœur des Fêtes de Bayonne. C'est une course à laquelle je tenais particulièrement, une sorte de rendez-vous fixe dans l'année. Alors cette fois, la faire en fauteuil, avec un vrai dossard épinglé sur le maillot, ça n'avait rien d'anodin pour moi.
Si j'ai pu prendre le départ de cette édition, c'est grâce à Handisport Pays Basque, qui m'a permis d'y participer. Sans eux, je n'aurais pas pu m'aligner sur cette course avec un fauteuil de course, ni dans le cadre adapté qu'il fallait pour courir en sécurité au milieu des autres concurrents.
Le parcours fait environ quatorze kilomètres, avec quelques montées sévères, plus de cent mètres de dénivelé au total, et des passages sur sentier. Déjà en valide, ce tracé n'est pas une formalité. En fauteuil roulant, c'est un tout autre niveau d'exigence : les portions de sentier ne sont pas pensées pour rouler, et les montées demandent une puissance et une gestion d'effort très différentes de la course à pied.
Autre difficulté, et pas des moindres : je n'ai pas encore mon fauteuil de course définitif. J'ai donc couru avec du matériel de prêt, pas forcément réglé à ma morphologie ni pensé pour ce genre de terrain. Sur un parcours aussi technique, ça change beaucoup de choses.
Ce qui m'a marqué autant que l'effort, c'est l'organisation et l'ambiance de cette course, portée par l'esprit des Fêtes de Bayonne. Une belle solidarité entre tous les participants, et une vraie fierté de faire du sport, et notamment du sport dans ces conditions-là.
Ce fut aussi un très bon moment de partage. Christelle est venue me suivre à vélo tout au long du parcours, et Max et Cécile m'attendaient à l'arrivée. Un grand merci également aux équipes de la Joëlette, qui m'ont donné un coup de main précieux dans les passages de sable, dans la forêt de Chiberta.
Passer quinze ans à courir cette course en valide, puis la retrouver en fauteuil, c'est un sentiment particulier. Le parcours est le même sur la carte, mais l'effort et la manière de l'aborder n'ont plus rien à voir. Avec du matériel qui n'est pas encore le mien, sur un tracé qui n'épargne personne, terminer cette édition reste une vraie satisfaction.
Au classement, je termine 4e au général sur la catégorie handisport, 1er de ma catégorie (Masters 2 Homme), et 1er fauteuil roulant : les concurrents devant moi étaient tous en handbike.
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