Passé par le modèle Light avant de monter en gamme : insuffisant dans les pentes sérieuses. Le Plus, lui, donne satisfaction.
Le myomniRide Plus, chez Omni, est un système de motorisation qui se fixe à l'avant du fauteuil roulant pour le transformer en tricycle électrique : une roue motorisée à l'avant, pilotée comme une trottinette, prend le relais de la propulsion manuelle. L'idée est de pouvoir enchaîner de plus longues distances, ou de franchir des terrains plus difficiles, sans avoir à pousser soi-même sur les mains courantes.
Initialement, j'ai testé le modèle myomniRide Light. Ce modèle s'est révélé insuffisant, notamment dans des pentes plus sérieuses, et il a fallu envisager de passer au modèle supérieur. Sur le Light, le système de freinage ne permettait pas non plus à ma compagne de freiner convenablement.
Sur le papier, la différence avec le Light tient surtout à la puissance du moteur (495 W contre 375 W) et à des pneus plus grands (12 pouces contre 8,5 pouces), deux éléments qui jouent directement sur la capacité à monter des pentes sérieuses sans forcer.
Ce myomniRide Plus donne satisfaction, j'en suis assez content. Il est utilisé notamment par ma compagne quotidiennement en ville à Bayonne. Il fonctionne parfaitement, et permet de passer toutes les pentes bayonnaises sans difficulté. Le fonctionnement en lui-même est parfaitement satisfaisant, ultra simple, et ne demande aucun apprentissage.
La motorisation permet de maintenir une vitesse de 20 km/h sans problème sur le plat, même avec un gabarit un peu lourd du côté de l'utilisateur.
Ça fonctionne bien même sur pavés : le freinage avec le frein à disque est bien meilleur que sur le modèle en dessous, avec ses freins à tambour.
Avec une autonomie très satisfaisante, il permet même à ma compagne de me tracter en m'accrochant derrière elle, mais uniquement sur le plat : dans les pentes, ce n'est plus possible.
La mise en place et le retrait de l'attache demandent quand même une certaine pratique, et ça ne va pas forcément de soi. C'est assez facile pour quelqu'un qui a de bons abdominaux et toute la force musculaire du haut du corps. C'est en revanche moins évident pour une personne à mobilité réduite, avec une sclérose en plaques par exemple.
Il est nécessaire d'installer la barre d'attache sur les deux potences du fauteuil, ce qui demande un peu de manipulation et de temps par rapport à d'autres systèmes fixés à demeure. Les réglages et l'installation sont relativement simples. Néanmoins, il faut quand même une certaine motricité pour l'installation.
À l'usage, pour ma compagne, qui a une SEP et dont la motricité des mains est limitée, décrocher la trottinette peut s'avérer problématique. Aucun problème pour quelqu'un qui aurait physiquement tout le haut du corps, abdos et bras compris : pour quelqu'un qui est un peu plus limité physiquement, ça peut être problématique, pas insurmontable, mais ça peut toutefois être un frein à l'utilisation au quotidien.
Il y a quand même eu quelques problèmes de connexion de câble au début : un accélérateur a dû être changé, suite à des faux contacts. Toutefois, le SAV a bien fonctionné, et la réactivité de l'équipe commerciale et technique d'Omni a été présente pour trouver une solution. Ce qui est appréciable : avoir des interlocuteurs réactifs.
Après quelques semaines, la position parking pour bloquer la colonne de direction a donné des signes de défaillance et ne fonctionne plus. Il faudra une autre intervention du SAV, qui est en cours.
Il est quand même regrettable d'avoir ces petits soucis de qualité, certes réglables et pris en charge par le SAV, mais qui, sur des tarifs comme celui-ci, pour du matériel aussi important dans la vie de tous les jours pour les personnes handicapées, restent regrettables. On aimerait un peu plus de fiabilité sur ce type de matériel.
Même dans des pentes sérieuses, la roue avant peut patiner et ne pas permettre de monter, puisqu'il n'y a pas assez de poids sur la roue avant. Sur des pentes plus sévères, la trottinette reste donc plantée dans la montée. Il faut la réserver à des pentes modérées à sérieuses, pas aux plus extrêmes.
Il est quand même, une fois de plus, regrettable que le tarif de près de trois mille euros soit assez inaccessible. On peut se poser la question de savoir pourquoi le matériel pour personnes handicapées est aussi cher, surtout quand on voit le prix des trottinettes électriques grand public.
C'est un outil merveilleux qui redonne de la liberté, une capacité de mouvement, et qui permet aux personnes handicapées et à mobilité réduite de retrouver une vie sociale en ville particulièrement appréciable. De ce point de vue-là, ce n'est pas un luxe, mais presque une nécessité pour certaines personnes à mobilité réduite utilisant un fauteuil roulant manuel.
Le myomniRide Plus donne satisfaction : utilisé quotidiennement en ville à Bayonne, il passe toutes les pentes du quotidien sans difficulté, avec une autonomie très satisfaisante qui permet même de tracter un autre fauteuil sur le plat. Le fonctionnement en lui-même est parfaitement satisfaisant, ultra simple, et ne demande aucun apprentissage. Le point à surveiller, c'est la mise en place : l'attache et le retrait demandent une certaine pratique et une bonne force du haut du corps, ce qui peut rendre l'exercice moins évident pour une personne à mobilité réduite, par exemple en cas de sclérose en plaques. Sur les pentes vraiment très sévères, le manque de poids sur la roue avant peut aussi faire patiner la trottinette : mieux vaut la réserver à des pentes modérées à sérieuses. Quelques soucis de connexion en début d'utilisation sont à signaler, mais le SAV d'Omni s'est montré réactif pour trouver une solution ; une seconde intervention est d'ailleurs en cours, suite à une défaillance de la position parking. Reste enfin le prix, près de 3 000 €, qui pose une fois de plus la question du coût du matériel pour personnes handicapées.
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